Par l’entremise de mon ami Michel Peiro (qu’il en soit remercié), j’ai pu pénétrer la magie de ce lieu proprement envoûtant. Impossible d’évoquer l’hôtel du Belvédère de Cerbère sans faire mention de sa gardienne et maîtresse des lieux, Jackie. Avec ses gentillesse et disponibilité, elle vous fait découvrir son antre, ponctuant la visite des anecdotes croustillantes qui ont fait l’histoire de l’établissement. Qu’elle soit ici remerciée de son accueil.
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Je ressens comme un besoin récurrent de flâner au gré des décors et atmosphères de notre côte atlantique. Eloigné de toute volonté de froisser les plus chauvins des diverses régions qui en composent le littoral, je dirais que ma recherche en nie inconsciemment les particularismes, pour se concentrer sur ce qui en constitue le socle commun. Je veux parler du phénomène des marées. Ma quête ne vise donc pas la mer, dont la présence agrémente déjà mon quotidien insulaire, mais bien le fait qu’ici elle se retire ponctuellement, laissant place à un paysage particulier. La matière de cette terre détrempée, ponctuée de bateaux sur le flanc ou demeurés altiers, de cordages aux couleurs et textures d’algues continuent de nourrir ma fascination. Un certain nombre d’expériences océanes n’altèrent pas ce vif intérêt. Je voue par ailleurs une sympathie extrême à ces autochtones, évoluant d’une apparente simplicité, dans la vase inextricable. A la recherche dérisoire de quelque coquillage au triste sort succède la réfection d’improbables embarcations. J’aime cette terre, son apparition rythmée, sa disparition programmée, ces terre et mer alternées, terres maritimes.
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